PATRIMOINE ET HISTOIRE !
L'hospice de Mures existait déjà au XIIe siècle. Fondé par les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, cet hôpital et hostellerie tout à la fois avait pour fonction d'accueillir le voyageur, pèlerin malade ou bien portant, à l'arrivée de sa première étape, au sortir de Lyon.
Il était placé sous la protection militaire des seigneurs de Pusignan à la suite d'une transaction entre le commandeur de Saint-Georges et Hervé de Pusignan, par laquelle le commandeur s'engageait à payer chaque année «50 sous viennois à celui qui prendra les hommes de Mures sous sa sauvegarde » (en 1320, selon les archives du Rhône concernant l'ordre de Malte, île où les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem s'étaient établis après deux exils successifs).
Au pied de l'hospice, fortifié de Mures s'étaient groupées quelques maisons donnant naissance à l'un des villages du mandement de Saint Laurent. L'hospice était propriétaire des sources alimentant l'unique point d'eau courante du mandement.
«Mures » provient de l'expression « ad muros », «murailles », qui désignait à l'origine, sans doute, les premières constructions romaines sur le site.
De nos jours, une épaisse muraille (plus de deux mètres) qui subsiste toujours, une belle salle voûtée et quelques autres vestiges évoquent l'ancienne hostellerie.
Abandonnée au XIVe siècle par les hospitaliers, elle avait été habitée d'abord par la famille de Bourellon, au XVe siècle.
Puis, précédemment installés à Manissieux, de nouveaux propriétaires prirent le titre de seigneurs de Mures, sans pour cela posséder la juridiction sur le village.
Ils firent construire une chapelle dans l'église paroissiale de Saint-Bonnet qui devint leur caveau de famille.
Les seigneurs de Mures acquirent une haute considération, en s’alliant par le mariage de leur dernière descendante au marquis de Gouvernet de La Tour du Pin, gouverneur du Bas-Dauphiné, de Die, Valence et Montélimar.
Par le biais des héritages successifs, le domaine fut la possession des familles de Grolée-Viriville, de Sénozan et de Talleyrand Périgord.
Vendu en 1793 comme bien national, converti en gendarmerie le château changea encore plusieurs fois de main, de nombreuses transformations lui donnent aujourd'hui l'aspect d'une vénérable maison.
Revendu à la veille de la guerre de 1914-1918, le château fut transformé en hôpital militaire. Ensuite, après de nombreuses vicissitudes, il est revenu à sa destination religieuse primitive en devenant le monastère de la Visitation Sainte Marie de Romans, avant d’être racheté par la municipalité de St Bonnet de Mure.
Et ce n’est qu’en 1845 que le « hameau » de Mures prendra son indépendance pour devenir St Bonnet de Mure !
©Vous êtes Saint Laurent de Mure
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